Michel Sardou : Ne m’appelez plus jamais France


The Day Breaks, Your Mind Aches

Nous voici donc réunis pour parler de Michel Sardou. Est-il encore nécessaire de présenter ce patriote indissociable du paysage souvent très laid de la chanson française ? En fait, je pense que oui. Et vous n’imaginez pas à quel point il me coûte de me plonger dans l’univers de cette merde vieillissante, mais il me paraît important de lui accorder une place méritée en ces lieux. Afin de décupler l’effet comique de ce qui suit, il est conseillé de cliquer sur tous les liens et en savourer chaque seconde.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je dois préciser que j’ai un rapport tout particulier avec Michel Sardou et son oeuvre. En effet, et c’est un aveu très personnel, je me réveille tous les matins au doux son d’une radio que je ne nommerai pas et qui s’appelle Nostalgie, car ouvrir les yeux avec les Beatles ou Cat Stevens, ça n’a pas prix. Pour tout le reste, il y a Mastercard.
Le seul problème étant que vers 8h, le choix du DJ se porte beaucoup plus souvent sur du Sardou que sur du Lennon. Et croyez-moi, quand la journée commence par les accords de piano du Surveillant Général, ça ne met pas forcément d’excellente humeur.

Maintenant que vous connaissez mon expérience personnelle et que vous êtes entré dans l’esprit tordu de Sardou, nous pouvons nous attaquer plus sérieusement au personnage. Si vous n’avez pas regardé la vidéo, retournez en arrière et faîtes-le. Une dizaine de fois.

Episode 1 : La Menace Fantôme

Le petit Michel Sardou naît à Paris le 26 janvier 1947, soit le jour de l’apocalypse selon le calendrier sénégalais. A peine sorti de l’entrecuisse de la grosse, il ne sait pas encore qu’il deviendra le chanteur le plus populaire de sa patrie. Derrière Johnny, faut pas abuser non plus. 62 ans plus tard, revenons donc sur son parcours semé d’embûches.

Sardou est connu pour être un chanteur polémique. Non, ce n’est pas une maladie. Dès ses débuts difficiles, à la fin des années 1960, il fait froncer quelques sourcils avec sa chanson Les Ricains, et ses paroles qui vont droit au coeur :

Si les ricains n’étaient pas là
Vous seriez tous en Germanie
A parler de je ne sais quoi
A saluer je ne sais qui

Malgré quelques vagues, Sardou ne rencontre pas le succès espéré. Alors que le monde avait encore une chance d’échapper à cette catastrophe tout sauf naturelle, la sortie de son premier album le transforme aussitôt en héros d’une frange de la population que l’on appelle mystérieusement « les cons ». Ses tubes sautillants Les Bals Populaires et J’Habite en France, aux textes dignes de Licence 4, l’érigent directement en nouveau prince de la chanson paillarde, idole des bistrots, et par extension des ch’tis. Notre sujet du jour a donc su directement s’adresser à un coeur de cible beauf, majoritaire dans ce pays, s’assurant par là même un succès respectable. Et il ne s’arrêtera pas là.
Michel (nous le connaissons, maintenant) continuera sur sa lancée en dévastant tout sur son passage à l’aide de quelques grands classiques de vieux vicelard homophobe, et ce alors qu’il n’a pas 30 ans. Citons par exemple Le Surveillant Général (que vous connaissez maintenant), Le Rire du Sergent, Les Vieux Mariés, Une Fille aux Yeux Clairs. Ces pièces d’orfèvrerie, dont chaque couplet est plus pompeux qu’un double-album d’André Rieux, contiennent de purs joyaux littéraires dignes d’un roman de gare porno :

Pauvre de moi,
Monsieur le surveillant des classes secondaires
Passait ses nuits à espionner.
Pauvre de moi,
Du couloir des secondes au dortoir des premières
Comment les jeunes étaient couchés.
Bien sur le dos, les bras croisés
Sur la couverture de laine,
Des fois qu’on aurait des idées,
Pauvre taré, pauvre chimère.

J’ai envie de violer des femmes
De les forcer à m’admirer
Envie de boire toutes leurs larmes
Et de disparaître en fumée

Et j’avais oublié qu’avant d’être ma mère
Elle avait mis trente ans
Et qu’elle s’était donnée et qu’elle avait souffert
Sous le joug d’un amant
Je n’aurais jamais cru que ma mère
Ait pu faire l’amour
Si je n’avais pas vu cette blonde aux yeux clairs
Cette fille aux seins lourds

Tu m’as donné de beaux enfants
Tu as le droit de te reposer maintenant

Oh, Bwana !

Michel, grisé par le succès, décidera de passer à la vitesse supérieure. La seconde moitié des seventies verra l’apparition d’un Sardou plus politisant, mais conservant la fougue hardcore d’un mec qui a quand même écrit une chanson sur la poitrine de sa propre mère. C’est donc en 1976, après avoir mystifié la gauche grâce à son single « Le France », que Michel sortira sa bombe intemporelle, son album décisif, son Sgt Pepper, son Master of Puppets, son Thriller à lui : La Vieille.

Comme le laisse deviner la pochette, on n’est plus là pour rigoler. Michel adopte un look de Terminator avant l’heure fort seyant, car il ne fait aucun doute que sous cette couverture charnelle se cache une machine à tuer en metal liquide. Les temps ont changé. Tout d’abord musicalement : l’album offre une palette de styles aussi variés que totalement foirés, allant du funk de maison close aux chants africains, dans une optique world music qui influença, à n’en pas douter, un certain Peter Gabriel. Mais c’est surtout au niveau des textes que Michel va y aller à la truelle.
Le premier pavé dans la mare est la 2ème piste de l’album. Je Suis Pour est une ode à la loi du Talion et à la peine de mort sur fond d’une instru sans aucune logique mélangeant un James Brown du très, très pauvre à des choeurs classiques, aboutissant à un hybride musical qui aurait bien eu sa place dans la BO d’un film de Max Pecas. Michel y étale sa philosophie moyenâgeuse avec le souffle épique dont il a le secret :

Pas même un Christ à tes côtés
Les philosophes les imbéciles
Parce que ton père était débile
Te pardonneront mais pas moi
J’aurai ta tête en haut d’un mât

Tu as tué l’enfant d’un amour
Je veux ta mort
Je suis pour

Nous n’échapperons pas non plus à la traditionnelle comptine coquine et énervée qui saura parler à tous les misogynes refoulés, Je Vais T’Aimer, qui débute sur un air de flamenco et se transforme bien vite en envolée Sardouienne pure.

A faire pâlir tous les Marquis de Sade
A faire rougir les putains de la rade
A faire crier grâce à tous les échos
A faire trembler les murs de Jéricho
Je vais t’aimer

Mais ceci ne sert qu’à se préparer psychologiquement pour le choc de l’album, le chef-d’oeuvre absolu, où Michel ne se soucie plus vraiment du bon sens et pète un cable : je parle bien entendu du diamant dansant qu’est Le Temps des Colonies.
Penchons nous un peu plus sérieusement sur cette chanson, car elle le mérite. Au cas où vous n’aviez pas remarqué, Michel n’est pas Pierre Peret et ne va pas parler des colonies de vacances, mais des colonies tout court. Et de toute évidence, ça lui manque. L’instru world music (tendant plus vers le Club Med que vers Youssou’n Dour) sert de support au texte le plus ultimement dégueulasse de l’histoire de notre pays. C’est parti.

Moi monsieur j’ai fait la colo
Dakar Conakry Bamako
Moi monsieur j’ai eu la belle vie
Au temps béni des colonies
Les guerriers m’appelaient Grand Chef
Au temps glorieux de l’A.O.F.
J’avais des ficelles au képi
Au temps béni des colonies

Alors que l’ont pensait que ça ne pouvait pas aller plus loin, arrive le refrain. Une chorale qui essaie desespérement d’imiter une tribu africaine déclame d’une façon foutrement enjouée :

On pense encore à toi oh Bwana
Dis-nous ce que t’as pas on en a

Tel Tintin au Congo, Michel continue de nous faire voyager dans une éloge des colonies et de notre belle France. Plus rien n’a de sens, on s’enfonce dans les méandres d’une bouse qui fait exploser les compteurs sur l’échelle de la connerie crasse et sinistre.

Pour moi monsieur rien n’égalait
Les tirailleurs Sénégalais
Qui mouraient tous pour la patrie
Au temps béni des colonies
Autrefois à Colomb-Béchar
J’avais plein de serviteurs noirs
Et quatre filles dans mon lit
Au temps béni des colonies

On pense encore à toi oh Bwana
Dis-nous ce que t’as pas on en a
Y’a pas d’café pas de coton pas d’essence
En France mais des idées ça on en a
Nous on pense
On pense encore à toi oh Bwana
Dis-nous ce que t’as pas nous on en a

Moi monsieur j’ai tué des panthères
A Tombouctou sur le Niger
Et des hippos dans l’Oubangui
Au temps béni des colonies
Entre le gin et le tennis
Les réceptions et le pastis
On se s’rait cru au paradis
Au temps béni des colonies

Devant une telle déclaration qui parvient à réunir toutes les marques de fabrique de Michel, du cul à la picole en passant par un très subtil racisme, des voix font finir par s’élever un peu partout. La censure tombera tel un couperet, et notre éternel patriote incompris se verra malmené, conspué, boycotté, panier de yoplait. Comme s’il avait déjà tout prévu, l’album s’achève sur ces mots nostalgiques d’un règne révolu :

Que dans une autre vie
Tu étais roi barbare
Tout autour de ton lit
Des chambellans bizarres
Te versaient dans des coupes
Un flot de raisins bleu
C’était une autre vie
C’était un autre lieu

Que dans une autre vie
Tu étais un roi barbare
Que dans tes écuries
Tes plus beaux chevaux noirs
Attendaient que la guerre
T’appelle à d’autres jeux
Et dans cette autre vie
Tu étais heureux

Il y a vraiment de quoi regretter le temps béni des colonies.

Dirty Michel III : With a Vengeance

Dirty Michel III : With a Vengeance

Il est Ressuscité

Michel fait donc face à une probable fin prématurée de carrière. Droit dans ses bottes de cuir, il persèverera dans son style « no limits » encore quelques albums, nous offrant quelques petites merveilles sorties de sa hotte :

Un bon milliard de Chinois
100 millions de Zaïrois
Mais j’aimerais que quelqu’un vienne m’expliquer pourquoi
Nous les champions de l’amour
Nous en resterons toujours
A n’avoir seulement que 50 millions de Gaulois

Viens couchons-nous
Aimons-nous
Peuplons la Lozère
Ou sinon l’Aveyron
Sera un désert
6 milliards 900 millions 980 mille
Ca fait si le compte est bon
Un peu plus de trois femmes et demie pour un garçon
Je vous laisse imaginer les soirées qu’on va passer
Mais faudrait pas qu’les Français ne soient pas qualifiés

Ils ont le pétrole
Mais il n’ont que ça
On a le bon vin
On a le bon pain
Et cetera

Pétrole on the rocks ça n’désaltère pas
Evian sort des Alpes
Pas du Sahara

Quand ton puits s’ra sec … plus d’jus dans l’citron
Plus personne à La Mecque
Viens à la maison


Alors j’lui ai dit guerre
J’ai joué le para SS
M’a dit j’aime la tendresse
J’comprends rien à cette jeunesse
Elle me disco je lui dit go
Elle me discute je lui dispute
Elle me dit va je lui dis viens


Mais alors que la planète pouvait espérer qu’il croupisse tout seul dans sa fiente, Michel va, contre toute attente, opérer un tour de passe-passe qui le hissera à nouveau vers les cieux du hit parade. Il sort en 1981 Les Lacs du Connemara, dont la chanson-titre changera la face du karaoké à tout jamais. Une mélodie entêtante qui se répète pendant 6 minutes qui en paraissent 20, des paroles gentillettes, la notion du pompeux, si chère à l’artiste, poussée ici à son maximum, tout ceci va séduire le pays entier. Près de 30 ans plus tard, on n’est toujours pas prêt de se débarrasser de cette daube sans fin qui fait un malheur dans les mariages de droite.

Aidé par un autre tube 80’s un brin vicieux (on ne change pas une formule qui marche), Etre une Femme, Michel revient donc sur le devant de la scène. Et il s’y sent bien. Il va donc préserver sa place en se débarrassant des accusations du passé, à travers des chansons consensuelles cul cul, dont Musulmanes ou encore la gay-friendly Le Privilège. La populace ayant la mémoire sélective, Michel passe du statut de « facho » à celui de « mec courageux qui assume ses idées ». Il les assume tellement qu’il va modifier certaines paroles borderline et se justifier comme il peut (« non mais c’est le mec dans la chanson qui dit ça, c’est pas moi »). Et c’est cette réputation de bon gars sympa qui continue encore de lui être attribuée par tous les médias qui se font une joie de le défendre. Finalement, il l’a peut-être mérité, par sa faculté à clamer une idéologie bas de plafond qui correspond plutôt pas mal à une vision du monde que partage largement son public. Le tout dans son éternelle pose pseudo-virile du mec planté dans le sol à qui on ne la fait pas.

The Number of the Beast ?

The Number of the Beast ?

Le Monde est Sourd, et il a bien de la chance

2006. Michel est toujours en activité. Toujours au top. Il ressort de son donjon tous les ans, afin qu’on ne l’oublie pas, pour nous gratifier de duos avec Garou ou de déjections inécoutables dans lesquelles il nous donne des leçons sur l’amour et le respect. J’en veux pour exemple son dernier single, le grandiose Beethoven, dont les paroles ont été écrites par son complice de toujours Didier Barbelivien. Barbelivien qui est, rappelons-le, à la base de la pire chanson de tous les temps. Mais nous y reviendrons très prochainement. Notons que le très comique clip est réalisé par Olivier Marshall, a qui on confie tous les films où apparaissent des policiers.

Une lueur d’espoir apparaît quand Michel annonce que sa tournée 2007 était sa dernière. Mais dans un univers où rien n’a de sens, il ne me surprendrait pas de le voir resurgir à tout moment, alors restons sur nos gardes.

Alors, que penser de Michel, au final ? Est-il un monstre, un danger public, une boule de haine envoyée du fin fond de l’enfer pour asseoir son règne sur la France ? Non.

Michel est un vieux con, et ça ne va pas tellement plus loin.

Vincent

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23 commentaires

  1. Bravo pour cette éloge du Grand Michel. Croisons les doigts pour que sa tournée 2007 fusse sa dernière. AUX CHIOTTES !!

  2. Allez, je ne résiste pas au plaisir de vous montrer cette perle post-Mod du Grand Michel.
    Ne me remerciez pas, c’est tout naturel.

  3. bandes de petite merde croyez vous vraiment connaitre SARDOU VOTRE JALOUSIE ME FAIT VOMIR !!!!!!!!! Je vien de lire la plus grosse merde de tous les temps

    • ohhh, mais voyons mcsim, ne t’énerve pas. Un peu de compassion, pour nous, pauvres compatriotes… nous qui ne goutons pas le sel de ce vieux con patriote. Libre à toi de t’engager à ses côté, toi qui sais apprécier les beaux textes issus du savoir faire du pays des lumières, comme le sublime notre vieux con patriote. Ne t’énerve pas… Y’a pas de quoi vomir… Mais je te comprends : Sardou et plus agréable à gerber qu’à écouter.

  4. bizarre mon commentaire ne passe pas !!! mdr

  5. ah si peu etre

  6. mcsim > ravi que ça vous plaise 🙂 Allez, on t’a reconnu Michel ;o

  7. Trop cool ton post, Vincent. Je suis allé voir les forums sur ce chanteur. Ils sont tous privées, ils ont peur qu’on les lise,
    sauf celui de http://www.sardou.com.
    Quelle daube ce forum. Y a plein de membres et ils ont jamais posté. C’est aussi pauvre que les chansons de sardou.
    Mettons en boite michel sardine. mdr

  8. Tombé sur cette page par pur hasard, j’y ai découvert un texte bien écrit mais assez outrancier et insultant. Cher auteur, sachez qu’on peut ne pas aimer Sardou – on peut même détester ses chansons et sa carrière – et l’écrire sans pour autant écrire tant d’insanités…. Pour ma part, j’aime ce chanteur depuis toujours et je pense pas – mais il est possible que je me trompe – être ce qu’on appelle communément un « con » ou un « beauf ». Oh, bien sûr, je préfère certaines chansons à d’autres ! Mais prenons « Le temps des colonies » : dès la sortie de la chanson (certaines interviews d’époque existent à ce sujet), Sardou dit clairement qu’il se fout de la gueule des vieux colonialistes qui se la racontent sur un ton enjoué et méprisant. Pourquoi ne pas l’écrire et faire croire qu’il a fait son mea culpa des années plus tard ? Pourquoi ne pas citer des petites perles anti-racistes comme « Carcassonne » ou « Parce que c’était lui, parce que c’était moi » ?

    En fait, pourquoi ne vous contentez-vous pas simplement de ne pas aimer, de l’écrire, mais sans en rajouter ? Avez-vous vraiment besoin de tant haïr un homme qui finalement n’a fait que chanter des chansons que vous n’aimez pas ?

    Qui est le con ou le beauf dans cette histoire ?

  9. C’est du deja lu et entendu tout ca, encore une fois on site toujours les memes chansons preuve qu’il ne connait pas Sardou. Rien de nouveau

  10. Il est vrai qu’il n’y a pas d’intérêt a ce texte! Comme le dit également David nous prenons, ou plutôt vous prenez tous les même chansons alors que c’est du 2 ème degré et qu’il se met dans la peau d’un personnage, comme au cinéma ou au théâtre! Il est egalement vrai que ses gens la ne parle jamais de « Carcassonne » qui est poutant dans le même album que « Ils Ont Le Pétrole Mais C’est Tout » en 78, mais ce n’est pas tout vous avez également celle ci ou il attaque la violence: La Haine

    Elle a la gueule d’un centurion
    Les yeux d’Hitler ou d’Attila
    Le masque de la religion
    Le sourire de Caligula
    Elle peut sortir d’une voiture
    Le poing levé sur la fureur
    Vomissant des torrents d’injures
    En arborant le bras d’honneur
    Elle a le rictus de la hyène
    La haine la haine la haine

    Plus meurtrière qu’un cancer
    Plus sûre qu’une épidémie
    Elle a ravagé l’Univers
    Mieux que la pire des maladies
    On parle de la peste noire
    On meurt devant le choléra
    On en frémit sans trop y croire
    Mais pourquoi ne le dit-on pas
    Elle a la bombe à hydrogène
    La haine la haine la haine

    Fille bâtarde de l’amour
    De la peur de la jalousie
    Elle a engendré à son tour
    La torture et la calomnie
    La haine
    Elle met des cagoules qui font peur
    La djellaba du black mosslem
    La haine la haine

    Regardez-la en Arménie
    Et à Varsovie qu’elle écrase
    Ecoutez l’écho de ses cris
    Aux portes de la chambre à gaz
    Voyez ces terribles mégères
    Tricotant devant l’échafaud
    Et la déclaration de guerre
    D’un homme derrière son bureau
    Qui d’un trait de plume déchaîne
    La haine ! la haine ! la haine ! bref il y en beaucoup d’autre donc c’est vraiment facile d’attaquer quelqu’un de la sorte!!

  11. Les groupies se renfrognent ? Votre béatitude vous rend aussi stupide que cet article que vous considérez comme une merde (chiotte et vomie). Des gosses à l’affut d’une nouvelle apparition de sardou sur google, prêt à brandir leur fer de lance pour défendre ce qui n’a plus lieu d’être défendu. Retournez dans vos sacro-saints forums, là où la nostalgie vous est plus belle.
    Initiales MS et inversement, pour autant bien que mal !

  12. En voila un qui s’est fait jeté d’un forum ou qui n’a pas été accepté mdr.

  13. Ni jeté, ni pas accepté.
    Je ne suis pas fan de sardou, mais plutôt sirkis et indochine.
    Un lien menant sur un sujet de votre forum michel sardou.com où vous parlez d’une reprise et un peu de curiosité en cliquant vers ce blog, voici le parcours.
    En tous les cas, au vu de ce que tu écris, vous n’êtes surement pas à envier. Ni à plaindre.
    Je n’ai rien contre sardou, mais le pauvre ne semble pas « fadé » avec ses fans internautes.
    Je te renvoie gracieusement ton mdr. 😉

  14. ooooh i’m choquing!!! lol
    Tu vas rire j’adore Sardou ,M Jackson , Et Indochine. Comme quoi.

  15. Moi aussi j’adore également indochine, d’ailleurs sympa le dernier album.

  16. Bonjour, je suis nouveau sur ce blog, je ne connais pas grand chose à Michel Sardou donc ne me faites pas de mal. En plus je suis tout seul et j’ai peur.
    Personnellement, j’ai découvert le petit Michel, avec l’album « Les Ricains » (1968), c’est une véritable pièce d’orfèvrerie, une déclaration d’amour aux vaillants petits soldats américains qui ont risqué leurs vies pour niquer « les mangeurs de choucroutes ».
    A l’époque, Michel (son petit duvet naissant faisait fondre les filles) déversait son venin sur tout ce qui bougeait à la manière d’un Ray Davies moins alcoolisé.
    Sa voix soul entre Sam Cooke et Curtis Mayfield m’a fait quelque chose dans le slip. Tiens en parlant de slip, j’ai une petite anecdote : Saviez vous que Michel avait comme surnom « cornet à une boule », sobriquet que lui donnaient ces camarades pré pubères car son testicule gauche n’était pas descendu. Ce qui lui inspira tout naturellement la chanson « petit » qu’il a coécrit avec Jacques Revaux, ami avec qui il aimait fréquenter les bains Turques et autres soirées greco-romaines en tout genre.
    Enfin bref, pour revenir à l’album, les textes de Michel sont d’une rare violence, ils révèlent un jeune homme incompris, tiraillé entre ses premiers amours avec un jeune malgache et sa maison disque.
    Pour finir, cet album est bouleversant, c’est un brûlot punk à la manière des Clash. D’ailleurs mon petit Michel s’est essayé au look punk au début des années 80 mais la maison de disque a refusé, lui disant que ça ne faisait pas assez homo, le public de Michel étant composé à 90% de ce bord…

    Bon pour finir je souhaite rendre hommage à Michel Sardou en écrivant un livre sur lui avec le biographe officiel de Bruce Springsteen, le bien nommé Dave Marsh. J’ai donc prêté tous mes albums de Sardou à Dave et il a commencé à écrire la préface de mon livre.
    Bon c’est en anglais, langue que je ne comprends pas mais je pense qu’il ne dit que du bien de mon ptit Michel.
    « Michel Sardou is a french singer whose main purpose on earth apprently is to offend anyone within sight or earshot. He succeeds on both counts ». Merci Dave !

  17. Super momomazo!!!! Bon courage pour la suite.Mon mail c’est mcsim39@hotmail.fr si tu veux bien me tenir au courant.

  18. mon dieu *_*

  19. […] Sibon : Nassim Jade. (be afraid) By isma Beaucoup d’agitation dernièrement sur DOTD avec le passage furtif du fan-club Michel Sardou amenant moultasses visites. Merci à eux. On a tellement cru y trouver un créneau que renommer le […]

  20. Oohh comme c’est réac, politiquement correct et cliché de taper sur Sardou !
    Ça vaut mieux que des babz qui prêchent l’amour parce qu’ils ont rien à dire !

    Je le dis en chanson : « Michel Sardou c’est pas un connard » sur http://www.myspace.com/thomasjeanjean

    N’oublions pas que l’auteur n’est jamais tout ce qu’il chante, sinon les écrivains seraient de beaux fumiers…

  21. Bonjour à tous!

    J’aimerais juste crier haut et fort mon admiration pour Michel!

    Comme lui j’ai fantasmé sur les seins de ma mère, je revendique mon complexe d’Oedipe haut et fort!
    Merci Michel de nous aider à assumer chaque jours, nos petits travers!
    Comme lui, j’ai rêvé de femmes dans le dortoir de mon lycée, de mon temps le surveillant général n’existait plus, mais on avait le CPE (Conseiller Principal d’Education), et j’en avais un particulièrement horrible! Il m’a traumatisé avec son chapeau! Tout ça pour dire, que ce que Michel chante, on l’a tous vécu!

    En outre, je trouve que vous êtes très durs avec lui! Il est un des derniers à crier au patriotisme.
    Franchement, c’est clair qu’un paquebot aussi utile, aussi beau et aussi dans l’air du temps que le France aurait dû garder le pavillon bleu-blanc-rouge…
    Finalement quel plus bel hommage pouvait-on rendre au France qu’une chanson de Michel?
    Peut-être une visite d’Alain Delon sur ses ponts…

    Je voudrais m’attarder sur deux de ses grands succès. Je commencerai par un tube assez récent, Beethoven.
    Il est d’abord brillant de reprendre le deuxième mouvement de la 7ème de Beethov (son quatrième étant certes plus entrainant, mais correspondant moins au ton grave qu’emploie Michel)
    pour décrire la France qui tombe au plus bas… Ce ton si triste, si mélancolique, prend une force encore supérieure quand Michel y insuffle ses paroles et son esprit!
    Surtout, utiliser une rythmique binaire aussi originale ainsi qu’un accompagnement de violons digne des arrangements d’André Rieu tient du génie.
    On peut légitimement supposer que le choix de ce second mouvement correspond également à la volonté de démocratiser la musique classique! Ainsi ne reconnait-on pas des réponses au premier mouvement de la cinquième symphonie comme ces triolets de doubles croches suivis par une croche et un demi-soupir, réponse au fameux TA TA TA TAAAAAAAA qui entame l’ultra-célèbre premier mouvement de la 5ème.
    Sans s’appesantir plus sur cette chanson, je finirai par un petit commentaire sur les accords de piano de la fin de l’oeuvre : On sent ici une influence très forte de la 246 ème messe de Bach avec l’enchainement des accords sol mineur, lab majeur puis passage incroyable sur un do majeur, mi mineur pour finir après quelques accords (dont l’originalissime septième de dominante) sur un do mineur d’une gravité sans fin…
    Tant de créativité, j’en ai les larmes aux yeux (et qui ne les a pas??).

    Enfin, il serait choquant de ne pas parler des lacs du connemara!
    Mickaël Jackson avait popularisé la « minute-demi ton ». Cette technique consiste à changer la tonalité du morceau une minute avant la fin, souvent un demi-ton plus haut, pour pouvoir répéter la mélodie sans que ce soit chiant.
    Dans les lacs du connemara, Michel montre à quel point il maitrise la technique en changeant…. 10 fois de tonalité rien qu’en une minute et quarante secondes. Du grand art.
    Si on ajoute à cela le crescendo constant des deux dernières minutes de ce chef d’oeuvre, qui renvoie bien sûr au boléro de Ravel, on ne peut que dire « Amen » à ce prophète de la musique simple et pourtant si riche en références les plus profondes de la musique. Nous pauvres incultes que nous sommes, devons beaucoup à Michel pour notre bien maigre culture musicale.

    Pour moi c’est bien simple, si Michel n’est ni Ravel ni Beethoven, c’est juste parce qu’il est né après! Quant à Mickaël jackson, il doit autant à Michel pour son répertoire, que Barack Obama ne doit à Ségolène Royal dans les thèmes de sa campagne. Ces américains nous doivent beaucoup!

    Je terminerai donc ce (long) commentaire sur ces mots. Michel n’est pas con, il n’est pas raciste. Si vous pensez le contraire, c’est que vous n’avez pas su extraire la substantifique moëlle de son Oeuvre. Et si vous n’êtes pas d’accord, c’est que vous êtes bêtes et jaloux tiens!

  22. Aurais tu beaucoup à te faire pardonner pour t’infliger pareille punition car te bouffer autant de SARDOU, le courage et l’abnégation ne t’ont pas manqué ! Heureusement que pour notre plaisir gustatif, tu en régurgites un met succulent qui ravit nos papilles. Attention, la compulsion alimentaire te guette mais tu dégobilles (patois du sud-ouest albigeois) avec un tel talent d’écriture que j’ai envie de te dire surtout ne tombe pas dans la privation alimentaire car c’est nous tous qui deviendrions anorexiques. Alors continue à faire ripaille car ça se mange sans faim …et je dirais même sans fin !

    Sympa d’avoir mis du caviar (Cat STEVENS for ever) sur la table d’hôte.


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